« Se vendre » : l’horreur ! Recadrage !!!
Si il y a une phrase que nous avons entendu mille fois c’est « je ne sais pas me vendre ! ». C’est une bonne nouvelle pour soi. Qui aurait bien envie d’être un esclave quand bien même de ses propres attentes et désirs ?
Se présenter et parler de soi, de ses projets, de ses produits n’a rien à voir avec l’idée de se vendre comme un tout solidaire, corps et âme. Il s’agit plutôt sainement de mettre de la distance entre soi (le domaine privé, intime, personnel) et son offre/ses produits/ses compétences (le domaine public). Il est important également de redessiner un cadre général d’échange à l’intérieur duquel se réalise une transaction. Distinguer le rôle de ceux qui offrent, de ceux qui demandent et de définir l’objet qui motive le mouvement d’intérêt des uns envers les autres. Le premier travail est d’identifier ce que l’on désire être professionnellement et notre aptitude à habiter cette vision. Il s’agit de réaliser un alignement de différentes logiques :
- Quel est l’environnement dans lequel je veux évoluer ?
- Quels sont les comportements qu’il m’est possible de mettre en place ?
- Quelles capacités ai-je pour cela ?
- Quelles sont mes croyances ?
- Quelles sont les valeurs que je veux préserver ?
- Quelle est l’identité qui me porte au-delà de tout cela ?
C’est en cheminant ainsi que nous bâtissons la confiance, la sécurité psychologique et affective nécessaire pour avancer dans notre projet.
Le « produit » c’est ce que j’échange : quel est son nom ?
Quand nous avons identifié ce qui nous porte dans notre projet professionnel, il est bien plus facile de prendre une « distance affective » protectrice par rapport à ce que nous vendons/proposons.
Pour cela, il est utile de donner des noms pour extérioriser c’est à dire « rendre extérieur à nous ». Il existe donc tout un travail à faire autour du nom qu’on donne à son activité, à ses produits/services, à sa signature…. C’est ainsi également que notre notre offre devient cohérente et lisible pour autrui.
L’ « autre » : comment l’intéresser ?
Bien évidemment, il y a « l’autre », celui à qui s’adresse notre message/service/produit. L’autre est toujours potentiellement au moins dans la curiosité à défaut d’être dans le besoin de ce que nous pouvons proposer. Il s’agit donc au moins :
- D’être vu : comment être distingué(e), où être vu(e) ?
- être entendu : comment être audible dans le message que je donne ?
L’incontournable toile : blog, site, réseau
Il est important de prendre le temps de présenter son activité de façon plus personnelle en créant un blog ou un site. L’intérêt d’un blog est de créer de la proximité. Le site quant à lui donne un aspect plus institutionnel. L’ensemble crée de la cohérence.
L’idée du réseau est que chaque personne avec qui j’entre en contact est elle-même en contact avec un nombre important d’autres contacts. En activant mes contacts, je développe donc de façon exponentielle mon réseau. Les liens vers vos blogs/sites permettent à vos contacts d’avoir une meilleure idée/image de qui vous êtes professionnellement et de ce que vous proposez.En dehors des principaux réseaux sociaux (Viadeo, LinkedIn…), il existe de nombreuses autres façons de construire du réseau : salons professionnels, forums, réseaux de proximité…
La présentation –éclair : toujours prêt(e)
Le porteur de projet doit être capable de présenter son projet en toute circonstance, à l’écrit, à l’oral, en 3 minutes ou en 3 heures, dans une salle de conférence ou dans un café, un salon, devant 1 personne ou devant 50 … Pour cela il doit construire son discours, être capable de le moduler, en avoir élaboré le contenu et éventuellement la forme (présentation Powerpoint). Il est toujours prêt.